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11.25.2014

9.02.2014

Heaven



Henri-Georges Clouzot's Inferno (French title: L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot) is a film directed, written and produced by Henri-Georges Clouzot, cinematography by Andréas Winding and Armand Thirard, which remained unfinished in 1964.

The film depicts the extreme jealousy of a hotelier, Marcel (Serge Reggiani, then 42 years old), towards his wife, Odette (Romy Schneider, then 26 years old). It was shot partly in black-and-white, partly in colour. Clouzot selected the title as an allusion to Dante's Inferno, and the names Odette and Marcel refer to characters inMarcel Proust's novel À la recherche du temps perdu.

Despite an unlimited budget from Columbia Pictures—Clouzot worked with three crews and 150 technicians—the shooting was beset by severe problems: everyone suffered from the record heat during July in the Cantal region; the main actor Serge Reggiani claimed to be ill (Jean-Louis Trintignant was asked to replace him); the artificial lake below the Garabit viaduct, an important part of the location, was about to be emptied by the local authorities; then Clouzot suffered a heart attack and was hospitalised in Saint-Flour. After three weeks, the film was abandoned.

See Serge Bromberg's full-length semi-documentary (2009) here.

4.21.2013

Zeuhl Constellation Mixtape





















Köhntarkösz, Live at the BBC, London, 1974 by Magma
Mekanik Machine, 1974 by Magma
Soleil D'Ork, 1978, by Jannick Top
Africa Anteria, 1972, by Univeria Zekt
Elohims Voyage, 1978, by Weidorje
Voir et Pouvoir, 1980, by Guy Skornik
Ehn Deiss, 1990, by Offering

Seven Tracks. 70' of Zeuhl Music. Mixing proto-Magma material to para- and post- Magma bands, from Vander related music to legendary tracks that were supposedely played by Magma musicians.

Can be downloaded here.

1.07.2012

After Apocalypse




In 1974, Gilbert Deflez, who officiates as a karate coach, but who is better known as a science fiction writer, radio host, story teller and voice actor for his weekly radio show on Europe 1, as he decides that his only novel Je Suis Vivant Mais J'ai Peur ("I'm alive but I'm scared") needs a soundtrack, invites Jacky Chalard, the ex-bassist of the parisian prog-rock band Dynastie Crisis, to conceive the music.

The result is this surrealist cosmic concept album, which cover pretty much says it all : imagine Vangelis' 1971 The Dragon flying over La Planète Sauvage with a Roland Jupiter-8 synth, a Bentley Rythm Ace, and an unthinkable amount of grass. Absolutely delirious Lovecraftian texts, freakish fables obviously written on drugs, spacey synth prog atmospherics, definitely non-euclidean geometrization of affects... this is the kind of typically french psychedelia you'll find in this LP (which aslo contains the track Corto Maltese, immediately branded as 'Exotica Weirdness' epitome, and the utterly massive hit Super Man, Super Cool) :

Jacky Chalard & Gilbert Deflez, Je Suis Vivant Mais J'ai Peur (1974)

10.18.2011

Day Tripper


Etienne O'Leary, Voyageur diurne, 1966

"La filmographie du réalisateur québécois Étienne O’Leary comprend trois films expérimentaux complétés à Paris entre 1966 et 1968. Day tripper, Homeo (aka Homeo : Minor death : Coming back from going home) et Chromo sud constituent un cinéma de résistance. Les contributions d’Étienne O’Leary au cinéma underground français ne se limitent cependant pas qu’à l’introduction d’un nouveau langage cinématographique. La virulence de son œuvre repose sur trois trames sonores qu’il compose lui-même durant la deuxième moitié de la décennie soixante – c’est une musique inquiétante qui n’a d’écho que dans les films pour lesquels elle a été conçue".

More about Etienne O'Leary, Musique de Films (1966-1968) here

10.17.2011

Free record of the week: Rien



Rien, 3
Amicale Underground, 2010

Get it here

Still available for download on the label's website

10.15.2011

L'infini


Henri Michaux and Eric Duvivier, Images du Monde Visionnaire (1963)

"L’oeuvre d’Henri Michaux est encore sous-évaluée, ou plutôt interprétée à côté de son centre. Poète, oui, si l’on veut, et peintre, en effet, auteur de récits multiples, voyages imaginaires, Grande Garabagne et Pays de la magie. On admet généralement qu’il s’agit d’un écrivain à tendance fantastique, mal classé quelque part entre Swift, Kafka et Borges. On s’étonne de le voir aussi indépendant, autonome, pas du tout idéologue dans une époque qui en regorge ; absolument pas militant, naturaliste, réaliste social, populiste, humaniste, moraliste ou immoraliste. « J’écris pour me parcourir », dit-il. « Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l’aventure d’être en vie. » N’empêche qu’en se parcourant il rencontre de drôles d’humanoïdes comme les Hacs ou les Emanglons, dont les coutumes et les rituels ne visent à rien moins qu’à une barbarie de spectacles absurdes. On lâche le soir une panthère dans les rues, c’est le spectacle n 72. Vers les 4 heures, c’est un lâcher d’ours et de loups, spectacle n 76. Des hommes s’écrasent la tête à coups de sabot, spectacle n 24. On allume des incendies pour rien, l’insécurité règne, la violence est gratuite et, si quelqu’un respire mal, on l’étouffe dans les plus brefs délais. Les célibataires sont poursuivis et froidement abattus : ils font désordre. Il y a même une Société pour la persécution des artistes. On se demande où Michaux est allé chercher tout ça en 1936 ou 1938. Mais là, justement, tout près, en plein effondrement de l’Europe.

Il est négatif et noué, Michaux, il n’a pas bon caractère. « Dès qu’on oublie ce que sont les hommes, on se laisse aller à leur vouloir du bien. » Il invente « la mitrailleuse à gifles », ce n’est pas civil de sa part. Il dit : « Le noir est ma boule de cristal. Du noir seul, je vois de la vie sortir. » Ce n’est pas bien non plus. Au lieu de s’engager vers des lendemains qui chantent, de participer à la création d’un monde et d’un homme nouveau, il avoue « vouloir dessiner des effluves qui passent entre les personnes ». Des masses enthousiastes se rassemblent, lui ne voit que des lignes, des rêves de lignes, une poudre de points. Il rentre d’une exposition de Paul Klee « voûté d’un grand silence ». Il veut « dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps ».

Tous ces textes, avant la grande rencontre de sa vie, sont ingénieux, inégaux, parfois drôles, parfois ennuyeux ou statiques. Ce n’est pas ça. C’est du réactif. Il y a un verrou à faire sauter, au-dehors et en soi. Il faudrait une bombe, une vraie, pas celle du champignon nucléaire massacrante, une qui révèle de l’intérieur pourquoi on en est arrivé là. Eh bien, la voici, et de là datent des textes merveilleux et d’une actualité prodigieuse : la mescaline. Ces livres essentiels, de la seconde moitié des années 1950 du dernier siècle s’appellent Misérable miracle et L’Infini turbulent.

Le mot classique de « défonce » est faible pour décrire les effets de la mescaline. C’est un tremblement de terre, un séisme, une tempête de tous les instants. Il fallait un objet irréfutable à combattre et à intégrer au flottant Michaux, plutôt sobre de nature, méfiant, incapable de recourir à « l’affreux alcool ». Il prend sa dose, il entre en attente. Et voici un frisson, puis le « grouillement du possible ». Beaucoup de blanc, un océan de blanc, des contradictions à n’en plus finir, un envahissement, un ruissellement. De la couleur, enfin ? Oui, du vert. « Je suis composé d’alvéoles de vert. » Ou bien : « Je bourgeonne rose. » La mescaline est un continent de spectacles, tantôt grotesques, tantôt majestueux, dilatés, comprimés. « Une montagne, malgré son inintelligence, une montagne avec ses cascades, ses ravins, ses pentes de ruissellement, serait, dans l’état où je me trouve, plus capable de me comprendre qu’un homme. »

Et puis viennent les hallucinations. Que fait ce foetus, là, dans la baignoire de la salle de bains ? Cette femme qui est passée l’autre jour, plutôt discrète, est certes restée un peu longtemps aux toilettes, mais quand même. Une reproduction en couleurs tombe d’un livre : elle était là, on en est sûr. On la recherche ensuite : rien, pas de traces. On est maintenant dans une houle incessante, un tapis roulant, mais toujours avec l’impression d’être parcouru par un « sillon », une fracture, une fente dans le rocher de l’être. Il y a un « style mescaline ». Un style de mauvais goût, surtout, du genre bazar, kitsch, exactement comme dans la réalité sociale spectaculaire actuelle (comme si la mescaline était administrée désormais par la publicité ou la virtualisation imagée). « Faute de dieux : Pullulation et Temps. » La mescaline est « ennemie de la poésie, de la méditation, et surtout du mystère ». Elle cogne, elle déconstruit, elle détruit, elle est fondamentalement abstraite, toujours plus abstraite, dans une accélération fantastique des images et des idées. Tout s’émiette, tout devient fatras. « On n’en sort pas fier », dit Paulhan, qui participe à une des séances. Ça se répète sans arrêt, ça radote, ça relativise de tous côtés. Le langage est atteint : « Adieu, rédaction ! » Michaux, cependant, reste réveillé, il note, il veut se souvenir, témoigner, raconter. Et il y arrive. Et c’est cela la surprise. Un explorateur nouveau est là (après Baudelaire, De Quincey, Artaud - ce dernier, étrangement, Michaux ne cite jamais son nom). Ledit explorateur est entré dans le « stellaire intérieur ». Il griffonne, il dessine, il frotte, il sombre, il revient. « Au sortir de la mescaline, on sait mieux qu’aucun bouddhiste que tout n’est qu’apparence. Ce qui était avant n’était qu’illusion de la santé. Ce qui a été pendant n’était qu’illusion de la drogue. On est converti. »

Ces récits, très concrets, sont éblouissants de précision et de vérité, et on finit par oublier ce qu’il a fallu de courage et de ténacité (d’héroïsme) pour les rapporter des gouffres. Voici les tourbillons, les ondes, les saccades du chanvre indien, plus connu sous le nom de haschisch, son « rire sans sujet », son « comique métaphysique », son « doigté optique ». Le monde est infiniment absurde, on entre dans toutes les photos, on y vit des romans instantanés avec les personnages et les visages. « Que c’est merveilleux de regarder ! Comme c’est félin ! » Attention, les identifications sont redoutables et peuvent tourner à la possession dans certains états de transes érotiques. Michaux devient ainsi une jolie fille, ça le charme, mais ne lui convient pas vraiment. Une erreur dans le dosage mescalinien, et c’est l’expérience de la folie, la dure, la meurtrière, celle qu’on enferme. Bref, l’infini est là, partout en expansion, et « on est secoué, fou de dégagement et de rébellion contre toute obstruction et limitation ». Michaux finit par distinguer une expérience « pure » ( « milliers de dieux », « félicité d’ange » ), une démoniaque (grimaces, haine, épouvante), une autre enfin qui confine à la démence. Vous ne croyez pas au Diable ? Vous avez raison, il ne faut rien croire et se méfier de toute foi. Cependant, il se présente, l’Autre, l’Adversaire, « celui qui rabaisse, raille, refuse », le « ridiculisateur de l’âme chantante et ravie », « l’incessant inverse de tout courage, comme de tout idéal, incessant dénigrateur des grands élans et même du désir de survie ». Mieux vaut en avoir l’expérience que le découvrir trop tard. C’est un des avertissements de Michaux, lui qui a été navigateur en plein typhon, « ratissé », disloqué, broyé par la schizo mescalinienne. Lui qui raconte aussi des enchantements inouïs ( « Le nu n’est plus le nu mais un éclairage de l’être » ). Il y a la circulation de la communication et des apparences, et puis, en dessous, sans arrêt, l’enfer, l’extase, la folie. « Sous l’homme qui pense, et bien plus profond, l’homme qui manie, qui se manie. » Qui sommes-nous vraiment si « le corps est une traduction de l’esprit et le caractère un aménagement de courants » ? Voilà presque un demi-siècle que Michaux a posé la question. On ne la trouvera pas dépassée, au contraire." (Philippe Sollers, 2001)

Presentation by Henri Michaux here

10.09.2011

Autoportrait d'un schizophrène


Eric Duvivier, Autoportrait d'un schizophrène, 1977

This documentary movie was shot by Eric Duvivier with Professor D.J. Duché in 1977. Starring actor and film maker Pierre Clementi, it is conceived as a self portrait of a schizophreniac. Produced in a medical context, it appears, in fact, to be visionary visual poem trying to render the audiovisual perception of the world by a man who is subject to schizophrenia in the Paris of the late 70's. Featuring (I suppose) shots by Clementi himself and ghostly psychedelic evocations of Léo Ferré and free jazz music an astronaut, parisian dandies and a white mask, the Pompidou Centre and Light Conical Intersect by Gordon Matta-Clark...

More soon about Duvivier.

5.10.2011

SYCOMORE FILMS



Clip de Jean-Christophe AVERTY
Charens Luys
1967

More on Vimeo & Sycomore Films

7.28.2009

Brave New World



Gong on Tour, early 1970's. (c) Doris Rutzel.

Le Nouveau Monde (« Brave New World ») is the original title of a tracks selection of rare French psychedelics which has been initially curated for Radio Nova / Sauvagine and played on Os Court, a radio show ran by Captain in November 2008. This unreleased mixtape is here published as (almost) unedited exactly as it was played then (without talkovers). This tape has been selected in order to work as a teaser and a possible soundscape for the exhibition IΔO. Psychedelic Explorations in France, 1968 - ∞, which took place at CAPC Museum of Contemporary Art in Bordeaux from November 28th 2008-March 8th 2010. Curators : Yann Chateigné, Axelle & Tiphanie Blanc, Bertrand Grimault, Maxime Guitton, installation by Lili Reynaud Dewar, visual identity by Laurent Fétis.

Trip here

Tracklist :
Igor Wakhevitch, Twilight and Call of the Ascending Spirit
Gong, Master Builder
Emmanuelle Parrenin, Leiturgie
Brigitte Fontaine & Art Ensemble of Chicago, Lettre à Monsieur le Chef de Gare de la Tour Carol
Catharsis, 4 art 6
Mahogany Brain, Church
Ame Son, Seventh Time Key / I Just Want to Say
Catherine Ribeiro & Alpes, Poème non épique
Total Issue, Quiet Place
Tim Blake, Midnight
Alice, Le Nouveau Monde

Hidden track :
Red Noise, Red Noise

Further on :
A radio documentary on IΔO. Psychedelic Explorations in France, 1968 - ∞'s opening on Radio Campus' Comsic Diggers
IΔO Festival's selected sound archive on Radio WNE
A Chronic'art file (in French)